lectures & cie

24. mars, 2018

Après l'écriture d'une vingtaine d'ouvrages essentiellement sur le thème de l'économie, le management et parfois le foot et le rugby, avec "Dix jours d'humanité", Philippe Villemus nous livre le  récit très personnel d'un homme victime d'un accident vasculaire cérébral.

Un récit «  en live » des sensations corporelles douloureuses évidemment, des perceptions du monde hospitalier, de la place de l'humain dans ce monde-là. S’y mêlent des épisodes-clés de la vie de ce personnage que font ressurgir la gravité et l'urgence de la situation, l'urgence de faire le point sur cette vie qui peut choisir de s'achever. On découvre ainsi  un homme dans tous les rôles de son existence, un personnage en quête d’authenticité  et d’humanité.

24. févr., 2018

Il s'agit là d'un livre documentaire sur le thème de la psychologie de la famille au départ des enfants de la maison. Un témoignage essentiellement maternel qui se lit comme un roman, et qui fait du bien quand , à votre tour, vient le temps que vos "petits" quittent le cocon familial.

8. déc., 2017

Une très belle histoire d'amour. A lire si vous n'avez pas de préjugés sur l'homosexualité. A lire si vous avez des préjugés sur l'homosexualité AUSSI, vous pourriez vous rendre compte que les histoires d'amour sont belles et précieuses pour tous.

2. juin, 2017

J’ai choisi ce livre sur une méprise, je pensais à la lecture de la quatrième de couverture qu’il s’agissait d’un polar.

 Erreur ! Cela n’a rien à voir.

Et finalement, peu importe, je mélange bien  les genres à la Médiathèque, pour que les lecteurs puissent découvrir des livres différents !

Cette méprise m’a donc permis de lire ce roman qui nous raconte la vieillesse et la solitude, la maladie et l’isolement et aussi la Montagne. On y découvre un personnage rustre, sale, repoussant, asocial, à l’esprit dérangé, dérangeant. Voyez-vous ça, il dialogue même avec son chien et avec un mort ! Et pourtant, on ne décroche pas,  car on n’est pas par hasard transporté dans une autre dimension. L’auteur nous y amène pas à pas avec le récit de  l’extrême solitude du vieil homme, l’extrême rigueur de la Montagne (relief, climat) ; On s’attache à ce vieil ermite,  on ressent de l’empathie pour lui. On perd la tête avec lui.  Jusqu’au bout.

30. mai, 2017

12 juillet

Auteur : Bruno Colombari

Editeur : Salto éditions, spécialisé dans la littérature et le sport

Date de parution : 2016

Roman écrit en 2003, édité en novembre 2016 dans une version remaniée et allongée.

 

 

Ce roman met en scène trois amis. Ils se retrouvent dans une maison de campagne un 12 juillet. Nous somme en 1998.  Date clé pour le football français, mais pas que… A 21h aura lieu le coup d’envoi de la finale de la coupe du monde qui oppose le Brésil à la France. Cet évènement, qu’ils suivent ensemble, mais avec plus ou moins d’intérêt, est abordé par chacun d’entre eux. Les chapitres se succèdent donc au rythme des actions du match et les trois personnages alternent leur narration.

Ainsi, ces amis (2 hommes et une femme) fondamentalement différents autant par leur personnalité que leur vécu, se racontent et donne leur vision du match qui se déroule en direct sur leur écran. L’ambiance est électrique et la tension palpable. Mais pas seulement à cause du match.

D’ailleurs le lecteur en connait l’issue (contrairement aux narrateurs), il peut donc se détacher du contexte pour s’attacher aux personnages, leurs vies jusqu’au 12 juillet, leurs blessures, leurs attentes.  

Le récit qui se déroule entre 20h35 et 23h07 se termine avec le match. Puis, un nouveau narrateur apparait, 18 ans après, pour dérouler brièvement le fil de l’histoire.

 

A lire et poursuivre sur  brunocomlombari.fr/La-bande-originale pour y (re)découvrir les références culturelles évoquées dans le roman et pourquoi  pas revoir le match sur youtube.